J’ai suivi une formation au permis B dans une auto-école à Rennes, et il me semble important de partager mon expérience.
Tout d’abord, je souhaite souligner un manque flagrant de communication de la part de cette entreprise. En effet, je me suis inscrit à la formation du code de la route après mes 16 ans, mais je n’ai pas été informé que je ne pourrais pas passer l’examen avant d’avoir obtenu mon certificat de la Journée Défense et Citoyenneté. Cette absence d’information m’a particulièrement surpris.
Par la suite, j’ai eu le sentiment d’être confronté à un système davantage tourné vers le profit que vers la réussite des élèves. Bien que je reconnaisse ne pas avoir eu une appétence particulière pour la conduite, il est important de préciser que je conduisais déjà un scooter depuis mes 14 ans. Malgré cette expérience, j’ai cumulé 52 heures de conduite, ce qui paraît excessif.
La formation a débuté par 5 heures de simulateur, durant lesquelles j’ai validé plusieurs compétences. Pourtant, lors de ma première séance de conduite, un moniteur m’a indiqué qu’il supprimait ces acquis, affirmant que « les simulateurs ne servent à rien ». Si tel est le cas, il est légitime de se demander pourquoi ces heures sont facturées. D’autres moniteurs ont d’ailleurs confirmé cette opinion.
De plus, un cours de deux heures est consacré à la transmission d’informations générales, comme le taux de réussite à l’examen, ce qui apparaît peu pertinent au regard du coût de la formation.
Concernant les leçons de conduite, la qualité varie fortement selon les moniteurs : certains sont pédagogues et investis, tandis que d’autres écourtent les séances, allant jusqu’à consacrer les dix dernières minutes à des pauses cigarettes.
Enfin, j’ai obtenu mon permis du premier coup, peu de temps après avoir validé le « permis blanc », exigé par l’auto-école avant toute présentation à l’examen officiel. Cette étape semble non seulement destinée à préserver leur taux de réussite, mais aussi à générer des heures supplémentaires et donc des frais supplémentaires pour les élèves.
En conclusion, je recommande de se tourner vers une autre auto-école, où les élèves seront davantage considérés comme des personnes à former plutôt que comme une simple source de profit.